Sunny AM, un relais pour pallier la baisse des fonds en euros

La baisse des fonds en euros fait les gros titres des médias financiers. D’un part, parce que 2017 est une nouvelle année de baisse. D’autre part, parce que le taux de rendement moyen des fonds en euros se rapproche dangereusement du taux d’inflation, ce qui aurait pour conséquence de faire perdre du pouvoir d’achat à l’épargnant. Découvrez que faire face à la baisse des fonds en euros, et à la hausse de l’inflation.

Tout épargnant qui place son argent dans un fonds en euros le fait le plus souvent parce qu’il recherche la sécurité. Il est vrai qu’un fonds en euros est géré par des compagnies d’assurance qui s’engagent à garantir le capital déposé. Donc, on peut penser que le risque est nul.

Comprendre les fonds en euros

L’épargnant qui investit dans un fonds met son argent dans un pot commun qui est géré par des professionnels : les compagnies d’assurance pour les fonds en euros, et les sociétés de gestion pour les unités de compte.

Le fonds en euros porte son nom parce que le capital est libellé en euros. Ce qui ne veut aucunement dire qu’il est uniquement investi dans la devise Euro ! Par opposition, le capital des unités de compte est libellé en euro ou dans une autre devise. En réalité, le fonds en euros comprend plusieurs composantes, en général :

  • environ 80 % d’obligations,
  • de 5 à 10% d’actions,
  • jusqu’à 10% d’immobilier,
  • et 5% en liquidités, trésorerie ou titres monétaires.

Chacun de ces supports ont un rôle bien défini :

  • les obligations sécurisent le fonds,
  • les actions dopent les rendements du fonds,
  • l’immobilier apporte un rendement supplémentaire sur le long terme,
  • et la trésorerie permet de répondre aux demandes de rachat des épargnants, et aux versements de capitaux aux bénéficiaires en cas de décès de l’assuré, mais également de profiter des opportunités sur les marchés.

La composition d’un fonds et son dosage est le premier critère de choix dans la sélection d’un contrat d’assurance.

Chaque année, les assureurs définissent un taux de participation aux bénéfices pour revaloriser le capital de l’épargnant. La plupart des assureurs distribuent une grande partie de cette participation (de 85 à 100%). La loi leur permet de mettre en réserve une petite partie pour faire face à des années plus difficiles, notamment lorsque les performances des fonds en euros sont moins bonnes. Leur objectif à tous est bien d’obtenir un taux de rendement annuel supérieur à celui de l’inflation. Le fonds en euros est d’ailleurs réputé depuis de nombreuses années comme le produit qui offre à la fois un capital garanti et un rendement régulier. Qualifié de “placement de famille”, il est plébiscité par 85% des souscripteurs de contrat d’assurance-vie.

Pour sécuriser au maximum l’épargnant avec une garantie totale, le fonds en euros s’est doté d’un mécanisme appelé “effet de cliquet”. Son principe est de sécuriser les intérêts et la participation aux bénéfices de l’année écoulée. Ainsi, le souscripteur d’un contrat d’assurance est assuré de conserver les gains acquis. Le capital placé sur le contrat en euros ne peut aucunement diminuer. Il n’y a donc pas de risque de perte en capital. Or, de plus en plus de fonds en euros affichent des rendements bruts de frais de gestion : si la performance du fonds en euros est inférieure aux frais de gestion, le capital est amputé de cette différence, dans la limite de niveau de ces frais. Au final, le capital n’est plus garanti à 100%.  

Comprendre la baisse des fonds en euros

La baisse des fonds en euros est la conséquence de la combinaison de deux éléments :

  1. le repli des taux obligataires : comme les fonds en euros sont majoritairement placés en obligations d’Etats et d’entreprises, ils sont victimes de la chute historique des taux longs qui s’est accélérée en France et dans le monde en général depuis 2011. Par exemple, le taux des emprunts d’Etats français – l’OAT 10 ans (obligation assimilable du Trésor, l’indice de référence du secteur) – est désormais inférieur à 1 % alors qu’il était supérieur à 10% au milieu des années 80. En clair, chaque euro de plus investi dans l’assurance-vie conduit l’assureur à acheter un peu plus d’obligations à faible rendement. Ce qui pèse sur la performance de l’ensemble du portefeuille de l’assuré.
    Jusqu’à présent, les compagnies d’assurance ont réussi à freiner la baisse des taux de rendement car elles détiennent encore dans leurs portefeuilles des obligations anciennes qui rapportent plus. Mais leur marge de manœuvre va disparaître car ces obligations arrivent à échéance.
  2. le renforcement des réserves pour préserver la sécurité des assureurs et disposer d’une cagnotte pour ralentir la baisse du taux de rendement des fonds en euros. Depuis 2 ans, afin de ne pas se mettre en danger, les assureurs ont choisi de ne pas distribuer immédiatement (en revanche, ils ont l’obligation de le faire dans les 8 ans) la totalité des gains obtenus par les fonds en euros, mais de les laisser en réserve, notamment dans leur provision pour participation aux bénéfices (PPB). Résultat, le total de cette PPB atteint un niveau élevé dans nombre de compagnies d’assurance. Sans ces réserves, le taux de rendement des fonds en euros serait aujourd’hui plus élevé. Avec ces réserves, l’assureur pourra demain augmenter la performance du fonds en euros si les taux obligataires remontent.

Se protéger de la baisse des fonds en euros

La remontée du taux de l’inflation est une menace pour la préservation du pouvoir d’achat des assurés. D’autant que les professionnels prévoient que le taux de rendement des fonds en euros va continuer de s’éroder en 2018 en raison de l’inertie des portefeuilles. Si l’on ajoute à cela les contraintes européennes de solvabilité (Solvency 2) qui pèsent sur les assureurs et les obligent à mobiliser des montants importants de fonds propres, les épargnants doivent se protéger en prenant des décisions. Il est conseillé aux épargnants :

  1. de se pencher sur les conditions générales de leur contrat afin d’examiner les valeurs de rachat garanties sur le fonds en euros,
  2. de diversifier en optant pour des unités de compte sans garantie permanente, ou vers les nouveaux fonds euro croissance. Ces derniers sont à la fois moins exigeants en fonds propres et susceptibles de dégager des performances plus élevées à long terme que les fonds en euros, mais sont plus sensibles aux aléas des marchés.

Nombre de compagnies d’assurance incitent à la diversification en proposant des bonus de rendement sur les fonds en euros. D’autres contraignent l’assuré à placer au moins 20% des versements sur d’autres supports. D’autres enfin ne garantissent plus que le capital brut de frais de gestion. Autrement dit, si un fonds en euros ne rapporte demain plus rien du tout, les assurés verront leur capital diminuer chaque année avec le prélèvement des frais de gestion (de 0,5 à 1 %). Cette diminution de la garantie permet à l’assureur de diminuer ses besoins de fonds propres et de mener une diversification plus étendue afin de continuer de rechercher du rendement.

Sauf pour des personnes très âgées ou des projets à court terme, le fonds en euros n’est plus une solution universelle.

Choisir un relais au fonds en euros

La société de gestion Sunny AM (plus de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion) applique les recettes qui ont fait le succès des assureurs mais sans être contrainte par leur réglementation, en achetant des obligations pour le rendement qu’elles procurent tout en les conservant jusqu’à leur échéance. Cette approche de gestion prudente appelée « portage d’obligations » et un faible taux de rotation du portefeuille, fait ses preuves avec Sunny Euro Strategic et Sunny Euro Strategic Plus. Ces deux fonds proposent deux objectifs de performance clairs associés à un calibrage du risque différent.

Avec Sunny Euro Strategic (plus de 330 millions d’euros), les obligations sont conservées jusqu’à maturité, le risque de change est absent comme la spéculation, et la diversification des émetteurs est forte. L’objectif du fonds à moyen terme est de faire 1% de mieux par an que le fonds en euros avec une volatilité contenue. Résultat, le fonds enregistre, depuis sa création, 7 ans de performances régulières.

Croire à une remontée des taux en 2019

Selon les professionnels, la baisse de rendement va atteindre un niveau plancher en raison d’une légère remontée des taux d’intérêt et de la fin des politiques monétaires accommodantes de la part des banques centrales. 2018 devrait le confirmer avec une nouvelle baisse mais contenue car les assureurs peuvent piloter comme ils veulent le montant net de redistribution. Des experts tablent sur une remontée progressive des taux de rendement des fonds en euros à partir de 2019. Cette remontée sera en revanche limitée, confirmant ainsi la nécessité d’une diversification de ce support.